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Face au harcèlement sexuel, comment font les femmes ? Elles se débrouillent !

Face au harcèlement sexuel, comment font les femmes ?

Le harcèlement sexuel est la manifestation la plus crue du sexisme, les autres étant les différences de droits : au travail (salaires plus bas et promotions plus rares, temps partiels plus fréquents), dans la vie politique (position en second sur les listes électives), dans la famille (familles monoparentales) et la vie amoureuse (la contraception à leur charge). Ces différences de droits tiennent à la société patriarcale et aux rapports de domination des hommes sur les femmes qui caractérisent celle-ci. Si les femmes et les hommes étaient perçus comme d’égale valeur et ne grandissaient pas dans un environnement qui leur fait trouver normale l’asymétrie de leurs droits, la question se poserait seulement en termes individuels de pouvoir et d’abus de pouvoir.
Alors que le harcèlement moral concerne toutes les personnes en position asymétrique, le harcèlement sexuel concerne exclusivement le sexe. Les actes de harcèlement visent à importuner les femmes, à les intimider pour obtenir d’elles des faveurs qu’elles ne sont pas prêtes à donner. Leur non est alors considéré comme un oui. La recherche du plaisir n’est pas en cause car le plaisir se donne dans un échange consenti alors que le harcèlement permet de jouir de la domination sur l’autre et d’un sentiment de toute puissance.  
Est-ce encore si fréquent dans nos sociétés si policées ? On croyait que non jusqu’à ce qu’éclate l’affaire Harvey Weinstein, ce producteur américain accusé de harcèlement et de viol par plusieurs actrices. L’existence des réseaux sociaux a rendu possible le déclenchement de révélations en chaine de la part de très nombreuses femmes qui grâce à leur anonymat ont pu révéler ce dont on ne parle pas. On connaissait cette réalité, pas son étendue. On a découvert que pratiquement toutes les femmes ont eu à se plaindre de harcèlement sexuel à un moment ou un autre de leur vie, soit de manière en apparence anodine, qu’on qualifie de « flirt lourdingue » ou de « drague importune », comme de se faire siffler dans la rue ou de s’y faire assaillir de propositions sexuelles explicites, soit  de manière gravissime (agressions et viol). Il s’agit dans tous les cas pour les harceleurs d’obtenir du sexe par la force ou la ruse avec la complicité de la société toute entière puisqu’elle leur assure l’impunité. Pire, ils pensent que c’est leur droit, que ce n’est pas grave, que c’est ce que désirent les femmes sans se l’avouer. Ils méconnaissent la gravité de leur comportement. C’est une des raisons pour laquelle il est si difficile pour leurs victimes d’obtenir réparation.

Le harcèlement sexuel, une affaire de pouvoir et d'abus de pouvoir

Le harcèlement sexuel, une affaire de pouvoir et de son abus

Claude Steiner, analyste transactionnel américain, dans son livre « L’autre face du pouvoir »[1], a décrit de manière très complète les rapports de force et de contrôle entre les personnes et proposé des stratégies pour les limiter et en sortir. Il s’intéresse en effet à l’aspect psychologique et sociétal de la domination sur l’autre et propose des solutions de résistance face à ce qu’il nomme « les jeux de pouvoir ». Ces jeux de pouvoir sont conscients, délibérés, appris dès l’enfance. Il s’agit de forcer l’autre, d’obtenir de lui quelque chose qu’il ne  donnerait pas même si on le demandait. Ceux qui détiennent un pouvoir font tout pour le garder, c’est pourquoi malgré les sérieux progrès obtenus par elles ces cinquante dernières années, « les femmes du monde entier  continuent à mener une vie sous le signe de la persécution, de la pauvreté et de la dégradation, situation inchangée au cours de siècles ». D’où l’importance de regarder de près comment ça fonctionne.
Sa grille d’identification peut être utile pour les victimes. Il distingue en effet plusieurs catégories dans l’exercice du pouvoir sur l’autre :
  1. le pouvoir physique qui s’exerce par le corps
  2. et le pouvoir psychologique qui passe par les mots.

Avec Emmanuel Macron, une nouvelle manière de parler en politique

Emmanuel Macron, un style très direct :

L’analyste transactionnelle que je suis trouve la manière de s’exprimer du Président de la république inhabituelle pour un homme politique. On avait l’habitude de la langue de bois, générale chez les hommes au pouvoir, avec dévalorisation systématique des adversaires. On est passé  à un style très direct, de type assertif, avec un parti pris de franchise  (Je dis ce que je pense) et la volonté de rester dans une dynamique positive (le respect du point de vue de l’interlocuteur).  Ce style est plus proche de celui du monde « psy ». C’est pourquoi j’ai voulu regarder de plus près comment l’analyser et saisir ressemblances et différences.

La relation avec les médias :

Les journalistes déroutés continuent de parler de « com ». Elle est qualifiée tantôt de « bonne com », tantôt de « mauvaise com ». Ils se demandent qui est le conseiller en communication, se situant spontanément dans le domaine du processus de construction d’image et de promotion politique. Ils se positionnent visiblement en position haute[1] quand ils parlent de bonne ou de mauvaise com, comme si c’était leur domaine d’expertise.

Au bout du conte

Ou le scénario de vie amoureux

Le sujet de son dernier film en tous cas est au cœur des préoccupations de l’analyse transactionnelle, Éric Berne, Fanita English et Steve Karpman ayant suffisamment montré les liens entre scénario de vie et contes traditionnels.
Le conte dont parle le titre du film, c’est le conte de fées qui  nous a été raconté et lu dans notre enfance et qui a contribué à construire entre autres notre représentation de la relation amoureuse. Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri nous parlent du conditionnement de la rencontre amoureuse, des chemins possibles, de l’infidélité, des déceptions, mais aussi de ce qui donne de la joie : l’amitié, l’entraide, les enfants.
  1. Le film s’intéresse à trois groupes de personnages :
  2. les enfants qui préparent un spectacle où ils joueront des personnages de contes de fées, sous la direction de la marraine-fée (Agnès Jaoui) ;
  3. les jeunes gens qui découvrent la séduction et l’amour ;
  4. les adultes et les parents qui connaissent la suite et les observent, certains avec cynisme, certains avec bienveillance.

Donner des permissions aux enfants

« L’heure du conte » à l’école maternelle

L’enfant de trois ans qui entre à l’école maternelle se retrouve dans un groupe de 25 à 30 enfants de son âge. Ce groupe est animé par un enseignant qui est souvent une femme. Cette période est centrée sur la vie de groupe, l’apprentissage du langage et l’entraînement  à s’exprimer, la préparation du corps et de l’esprit aux apprentissages ultérieurs. Elle est particulièrement favorable à la prévention.
Parmi les pratiques qui nous intéressent, la lecture de contes traditionnels aux enfants :
Les contes qu’on lit aux jeunes enfants dans la famille ou à l’école maternelle appartiennent à la tradition orale. Ils ont été transmis de génération en génération, de conteur en conteur et ils ont été transcrits aux 17e et 19e siècles.

Échos de Louvain-la-Neuve

Quel est le sens d'être analyste transactionnel aujourd'hui ?
Je partagerai avec vous ce que j'ai retenu d'essentiel dans ces interventions, tout en faisant le lien avec mon expérience de formatrice, de superviseur et de coordinatrice des examens écrits pendant 10 ans, ainsi que de membre active de plusieurs associations d'analyse transactionnelle depuis trente ans.
Je place en premier la réflexion apportée par Marco Mazzetti, le président de la commission de certification de l'EATA sur les examens écrits de certification et la manière d'en améliorer la correction.
Être analyste transactionnel suppose en effet d'avoir réussi l'examen écrit et l'examen oral. Mais, alors que la formule de l'oral est considérée comme une réussite, l'examen écrit est souvent contesté.

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