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Au bout du conte

Ou le scénario de vie amoureux

Le sujet de son dernier film en tous cas est au cœur des préoccupations de l’analyse transactionnelle, Éric Berne, Fanita English et Steve Karpman ayant suffisamment montré les liens entre scénario de vie et contes traditionnels.
Le conte dont parle le titre du film, c’est le conte de fées qui  nous a été raconté et lu dans notre enfance et qui a contribué à construire entre autres notre représentation de la relation amoureuse. Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri nous parlent du conditionnement de la rencontre amoureuse, des chemins possibles, de l’infidélité, des déceptions, mais aussi de ce qui donne de la joie : l’amitié, l’entraide, les enfants.
Vignette de Donner des permissions aux enfants

Donner des permissions aux enfants

« L’heure du conte » à l’école maternelle
L’enfant de trois ans qui entre à l’école maternelle se retrouve dans un groupe de 25 à 30 enfants de son âge. Ce groupe est animé par un enseignant qui est souvent une femme. Cette période est centrée sur la vie de groupe, l’apprentissage du langage et l’entraînement  à s’exprimer, la préparation du corps et de l’esprit aux apprentissages ultérieurs. Elle est particulièrement favorable à la prévention.
Parmi les pratiques qui nous intéressent, la lecture de contes traditionnels aux enfants :
Vignette de 3 Livres pour découvrir l’Analyse Transactionnelle

3 Livres pour découvrir l’Analyse Transactionnelle

Vous souhaitez apprendre l’analyse transactionnelle ? Voici tout ce que vous avez toujours souhaité savoir, sans jamais oser le demander.
Voici trois livres de niveaux différents que vous pouvez lire, en fonction de votre niveau de connaissance de l’analyse transactionnelle.  Ces trois ouvrages sont, à mon sens des incontournables à avoir dans votre bibliothèque.

L’Analyse transactionnelle, pour mieux se connaître et améliorer ses relations

par Agnes Le Guernic, chez les « miniguides Ecolibris ».

Vignette de En mal d'un chez-soi

En mal d'un chez-soi

Par Nada Abillama-Masson 
En mal d'un chez-soi, À l'écoute de la parole des jeunes de l'ASE
En mal d'un chez-soi, Toulouse, Éditions Erès 2012)) - nous indique l'essentiel de son propos : les enfants qu'on place dans des foyers éducatifs ou des maisons d'enfants ((ASE : Aide Sociale à l'Enfance)) pour les protéger de la maltraitance ou des défaillances de leur entourage, restent toute leur vie marqués par
Vignette de La Fabrique de la défiance

La Fabrique de la défiance

Ecrit par trois économistes sur un mal français
Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg, qui s'appuient sur des données statistiques précises pour décrire l'étendue des ravages en France de la défiance généralisée. "La défiance est au cœur de notre mal. Elle détruit inexorablement notre lien social. Nous souffrons d'un manque de coopération et de réciprocité. Le fonctionnement hiérarchique et élitiste de l'école nourrit celui des entreprises et de l'état".
Je n'ai pas l'habitude de me complaire dans les analystes pessimistes sur l'école. J'en ai lu suffisamment pour préparer notre livre L'élève est aussi un enfant. Je trouve dans les ouvrages mettant en cause l'école beaucoup trop d'idées préconçues, mais ces auteurs abordent le sujet d'un point de vue nouveau, celui d'économistes qui intègrent les notions de bien-être à l'évaluation des performances comparées des pays et voient dans le mal-être général la conséquence du manque de coopération entre les français. Ils en en détectent l'origine dans le manque généralisé de confiance en l'autre.
Vignette de Etre Analyste Transactionnel ?

Etre Analyste Transactionnel ?

Quel est le sens d'être analyste transactionnel aujourd'hui ?
Je partagerai avec vous ce que j'ai retenu d'essentiel dans ces interventions, tout en faisant le lien avec mon expérience de formatrice, de superviseur et de coordinatrice des examens écrits pendant 10 ans, ainsi que de membre active de plusieurs associations d'analyse transactionnelle depuis trente ans.

Je place en premier la réflexion apportée par Marco Mazzetti, le président de la commission de certification de l'EATA sur les examens écrits de certification et la manière d'en améliorer la correction.
Être analyste transactionnel suppose en effet d'avoir réussi l'examen écrit et l'examen oral. Mais, alors que la formule de l'oral est considérée comme une réussite, l'examen écrit est souvent contesté.
Nous avions vu en 2010 lors des examens à Paris combien les cadres de référence de l'analyse transactionnelle pouvaient être différents. Nous avions distribué un schéma élaboré par Adrienne Lee en juin 2001 présentant 11 orientations possibles de l'AT pour soigner les gens, de l'AT classique au travail sur le corps et à la voie de la spiritualité. On comprend la difficulté du correcteur qui est seul devant un écrit pour juger de la pertinence de celui-ci. Dans l'hésitation, il peut refuser l'examen et obtenir d'en discuter avec un autre correcteur. Faut-il pour autant passer à une double correction systématique ? Les droits payés par les candidats pour l'examen n'y suffiraient pas. Par ailleurs le processus de correction serait alourdi et il deviendrait impossible de trouver des correcteurs motivés. Mon expérience m'a montré que les doubles corrections réclamaient plus de travail et beaucoup d'énergie.

Un problème de "communication" ?

En rentrant chez moi, je dépasse un couple sur le trottoir. La jeune fille disait d'un ton vif à son copain : « Si chaque fois que je te demande une clope, tu… ». Il a répondu : « Ce n'est pas ça ! C'est la manière ! »
Il avait mis le doigt sur ce qu'on appelle un problème de communication, la question de la manière.
Il n'y a pas « une bonne manière », ça non !, mais il y a des manières de s'adresser aux autres qui sont plus acceptables ou plus judicieuses ou plus efficaces selon les circonstances.
Il y a surtout que nous avons chacun notre manière ou nos manières de nous adresser aux autres. Nous n'avons pas conscience de ce qu'elles sont, parce que nous faisons ce que nous savons faire, c'est à dire ce que nous avons appris à faire, enfants. Nous avons besoin d'un guide pour comprendre, pour décoder la communication, pour en parler et éventuellement la modifier en fonction des personnes et des circonstances.

Les groupes peuvent-ils fonctionner sans leader responsable ?

Lors de la conférence que j'ai donnée le 12 mars à la médiathèque de Tulle sur « les conflits au travail et à la maison », une personne m'a posé la question de la gestion des conflits dans des groupes qui ont décidé de fonctionner sans leader.
Je soutenais en effet que la responsabilité de régler les conflits dans le groupe appartenait au leader du groupe ((La structure d'un groupe de travail selon Berne comprend la zone des membres et la zone de leadership. La personne qui m'a interrogée nous a dit appartenir à un groupe de travail sans leader, ce qui pose autrement le problème de la responsabilité.)) et que toute intervention d'un membre pour le faire risquait d'entrainer une compétition avec le leader et de devenir une source de jeux psychologiques, d'où la nécessité pour les membres soit de s'abstenir, soit d'élaborer une stratégie prenant en compte la situation particulière, comme par exemple de faire alliance avec des collègues pour poser collectivement le problème afin qu'on ne puisse plus faire comme s'il n'existait pas.
Que se passe-t-il alors dans les groupes à fonctionnement coopératif qui ont décidé que tout le monde était responsable de tout ? D'où ma question : Qui éteint la lumière quand l'activité est terminée ? En général quelqu'un en est chargé et s'il oublie, c'est le leader qui le fait, c'est-à-dire la personne qui est responsable de l'atteinte par le groupe de son objectif et de la réalisation du contrat initial. Comme le capitaine d'un navire, il est le dernier à partir.
Nous avons des exemples de fonctionnement coopératif dans les groupes d'AT, tels que les groupes de pairs qui se veulent des groupes « sans chef », où le fonctionnement est contractuel avec répartition des tâches et animation tournante. Nous y fonctionnons avec des rôles contractuels où chacun agit comme convenu et où l'on débat dès qu'une difficulté apparaît. Mais nous sommes aidés par notre culture du contrat et nos habitudes de communication qui réduisent certains risques. En plus, les groupes sont réduits. Ils fonctionnent de manière ponctuelle et non pas dans l'activité régulière comme dans la vie professionnelle. Ils peuvent donc éviter un bon nombre de problèmes. La notion de rôle contractuel que j'ai empruntée à Fanita English et la pratique de ces rôles peuvent rendre grand service à tous. Elles ont leur place dans la formation de chacun à la vie en démocratie.
Vignette de L'autre face du pouvoir

L'autre face du pouvoir


Le jeu de pouvoir ((Voir L'autre face du pouvoir, Desclée de Brouwer 1995)), concept développé par Claude Steiner, décrit avec précision les tentatives pour contrôler autrui. Elles passent par le corps (et visent à intimider), ou par le langage (et visent à séduire, à inspirer honte et culpabilité). Elles sont grossières et évidentes ou subtiles et presque indiscernables. Toutes passent par l'action sur autrui (actives) ou par la résistance à autrui (passives). Ces tentatives peuvent échouer ou réussir avec le risque dans ce cas d'installer une relation de pouvoir régulière entre les deux partenaires. Les rôles professionnels de commandement suscitent des relations entrainant facilement des jeux de pouvoir.
J'ai longuement développé dans mon livre " Sortir des conflits " ((Sortir des conflits, Méthode et outils pratiques avec l'analyse transactionnelle, InterEditions 2009)) ces différentes tentatives pour contrôler autrui et les stratégies pour résister, partant du principe qu'une relation quelle qu'elle soit ne s'installe qu'avec l'accord implicite des deux partenaires, sauf cas d'abus de faiblesse par personne exerçant l'autorité.
J'ai montré comment nous avons appris, enfants, de notre entourage, les différentes manières d'exercer le pouvoir en imitant les adultes en situation de pouvoir ou en leur résistant avec les stratégies des faibles, stratégies qui sont celles des comportements passifs et qui vont de « ne rien faire » à la violence contre l'autre ou contre soi-même (incapacitation).

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