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Au bout du conte

Ou le scénario de vie amoureux

Le sujet de son dernier film en tous cas est au cœur des préoccupations de l’analyse transactionnelle, Éric Berne, Fanita English et Steve Karpman ayant suffisamment montré les liens entre scénario de vie et contes traditionnels.
Le conte dont parle le titre du film, c’est le conte de fées qui  nous a été raconté et lu dans notre enfance et qui a contribué à construire entre autres notre représentation de la relation amoureuse. Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri nous parlent du conditionnement de la rencontre amoureuse, des chemins possibles, de l’infidélité, des déceptions, mais aussi de ce qui donne de la joie : l’amitié, l’entraide, les enfants.
  1. Le film s’intéresse à trois groupes de personnages :
  2. les enfants qui préparent un spectacle où ils joueront des personnages de contes de fées, sous la direction de la marraine-fée (Agnès Jaoui) ;
  3. les jeunes gens qui découvrent la séduction et l’amour ;
  4. les adultes et les parents qui connaissent la suite et les observent, certains avec cynisme, certains avec bienveillance.

Donner des permissions aux enfants

« L’heure du conte » à l’école maternelle

L’enfant de trois ans qui entre à l’école maternelle se retrouve dans un groupe de 25 à 30 enfants de son âge. Ce groupe est animé par un enseignant qui est souvent une femme. Cette période est centrée sur la vie de groupe, l’apprentissage du langage et l’entraînement  à s’exprimer, la préparation du corps et de l’esprit aux apprentissages ultérieurs. Elle est particulièrement favorable à la prévention.
Parmi les pratiques qui nous intéressent, la lecture de contes traditionnels aux enfants :
Les contes qu’on lit aux jeunes enfants dans la famille ou à l’école maternelle appartiennent à la tradition orale. Ils ont été transmis de génération en génération, de conteur en conteur et ils ont été transcrits aux 17e et 19e siècles.

Échos de Louvain-la-Neuve

Quel est le sens d'être analyste transactionnel aujourd'hui ?
Je partagerai avec vous ce que j'ai retenu d'essentiel dans ces interventions, tout en faisant le lien avec mon expérience de formatrice, de superviseur et de coordinatrice des examens écrits pendant 10 ans, ainsi que de membre active de plusieurs associations d'analyse transactionnelle depuis trente ans.
Je place en premier la réflexion apportée par Marco Mazzetti, le président de la commission de certification de l'EATA sur les examens écrits de certification et la manière d'en améliorer la correction.
Être analyste transactionnel suppose en effet d'avoir réussi l'examen écrit et l'examen oral. Mais, alors que la formule de l'oral est considérée comme une réussite, l'examen écrit est souvent contesté.

Un problème de "communication" ?

En rentrant chez moi, je dépasse un couple sur le trottoir. La jeune fille disait d'un ton vif à son copain : « Si chaque fois que je te demande une clope, tu… ». Il a répondu : « Ce n'est pas ça ! C'est la manière ! »
Il avait mis le doigt sur ce qu'on appelle un problème de communication, la question de la manière.
Il n'y a pas « une bonne manière », ça non !, mais il y a des manières de s'adresser aux autres qui sont plus acceptables ou plus judicieuses ou plus efficaces selon les circonstances.
Il y a surtout que nous avons chacun notre manière ou nos manières de nous adresser aux autres. Nous n'avons pas conscience de ce qu'elles sont, parce que nous faisons ce que nous savons faire, c'est à dire ce que nous avons appris à faire, enfants. Nous avons besoin d'un guide pour comprendre, pour décoder la communication, pour en parler et éventuellement la modifier en fonction des personnes et des circonstances.

Qui va éteindre la lumière ?

Les groupes peuvent-ils fonctionner sans leader responsable ?

Lors de la conférence que j'ai donnée le 12 mars à la médiathèque de Tulle sur « les conflits au travail et à la maison », une personne m'a posé la question de la gestion des conflits dans des groupes qui ont décidé de fonctionner sans leader.
Je soutenais en effet que la responsabilité de régler les conflits dans le groupe appartenait au leader du groupe ((La structure d'un groupe de travail selon Berne comprend la zone des membres et la zone de leadership. La personne qui m'a interrogée nous a dit appartenir à un groupe de travail sans leader, ce qui pose autrement le problème de la responsabilité.)) et que toute intervention d'un membre pour le faire risquait d'entrainer une compétition avec le leader et de devenir une source de jeux psychologiques, d'où la nécessité pour les membres soit de s'abstenir, soit d'élaborer une stratégie prenant en compte la situation particulière, comme par exemple de faire alliance avec des collègues pour poser collectivement le problème afin qu'on ne puisse plus faire comme s'il n'existait pas.
Que se passe-t-il alors dans les groupes à fonctionnement coopératif qui ont décidé que tout le monde était responsable de tout ? D'où ma question : Qui éteint la lumière quand l'activité est terminée ? En général quelqu'un en est chargé et s'il oublie, c'est le leader qui le fait, c'est-à-dire la personne qui est responsable de l'atteinte par le groupe de son objectif et de la réalisation du contrat initial. Comme le capitaine d'un navire, il est le dernier à partir.

Contrôler l'autre

Le jeu de pouvoir ((Voir L'autre face du pouvoir, Desclée de Brouwer 1995)), concept développé par Claude Steiner, décrit avec précision les tentatives pour contrôler autrui. Elles passent par le corps (et visent à intimider), ou par le langage (et visent à séduire, à inspirer honte et culpabilité). Elles sont grossières et évidentes ou subtiles et presque indiscernables. Toutes passent par l'action sur autrui (actives) ou par la résistance à autrui (passives). Ces tentatives peuvent échouer ou réussir avec le risque dans ce cas d'installer une relation de pouvoir régulière entre les deux partenaires. Les rôles professionnels de commandement suscitent des relations entrainant facilement des jeux de pouvoir.
J'ai longuement développé dans mon livre " Sortir des conflits " ((Sortir des conflits, Méthode et outils pratiques avec l'analyse transactionnelle, InterEditions 2009)) ces différentes tentatives pour contrôler autrui et les stratégies pour résister, partant du principe qu'une relation quelle qu'elle soit ne s'installe qu'avec l'accord implicite des deux partenaires, sauf cas d'abus de faiblesse par personne exerçant l'autorité.
J'ai montré comment nous avons appris, enfants, de notre entourage, les différentes manières d'exercer le pouvoir en imitant les adultes en situation de pouvoir ou en leur résistant avec les stratégies des faibles, stratégies qui sont celles des comportements passifs et qui vont de « ne rien faire » à la violence contre l'autre ou contre soi-même (incapacitation).
Les lecteurs ont pu identifier s'ils appartenaient plutôt à la catégorie des joueurs naïfs, impulsifs, manipulateurs ou coopératifs.

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