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Un lecteur de mon livre « Sortir des conflits avec l'analyse transactionnelle » (Sortir des conflits avec l'analyse transactionnelle, InterEditions, mai 2009) m'a confié qu'il avait du mal à distinguer conflit d'intérêt et conflit de pouvoir quand ils se déroulent dans une entreprise, tant les personnes ont d'intérêt à obtenir du pouvoir.
Mon intérêt, peut consister à obtenir plus d'argent, plus de responsabilités, plus de prestige, plus de signes de reconnaissance de mon entourage. Mon intérêt, ce peut être aussi d'avoir plus de champ pour des initiatives, d'avoir davantage les mains libres, la maîtrise de mon temps, des gratifications de toutes sortes : voyages, cadeaux, ou encore de ne pas avoir à rendre de comptes à un supérieur.
L'intérêt pour l'un n'est pas l'intérêt pour l'autre ; il peut varier d'une période de vie à l'autre. L'intérêt, c'est concret, c'est négociable, c'est variable !
Le film du réalisateur
Sedigh Barmak (2003, prix de la Caméra d'or au festival de Cannes de 2004) se passe à Kaboul au temps des Talibans. L'héroïne est une fillette de 11 /12 ans, Osama, qui est contrainte de se déguiser en garçon pour travailler en échange d'un peu de nourriture pour elle, sa mère et sa grand-mère. Son père est mort lors de la guerre contre les russes ; sa mère, médecin, ne peut plus exercer son métier car les Talibans interdisent aux femmes de sortir de leur maison. Elles ne peuvent ni travailler, ni mendier.
Osama se laisse faire, mais dès qu'elle est dehors, elle est en proie à la terreur d'être dévoilée, car le voile qu'elle rejette dès qu'elle le peut quand elle est en habit de fille, ne la protège plus quand elle est en habit de garçon, mais il lui colle au corps par son absence même.
Je n'ai jamais vu de film pareil : le visage d'Osama, toute son attitude corporelle traduisent la peur qui vire à la terreur au moindre regard un peu insistant. Les dangers sont constants : voisin qui sait que sa mère n'a qu'une fille, garçons auxquels elle doit se mêler lors des périodes d'embrigadement des jeunes garçons organisées par les Talibans, policiers ou responsables politiques et religieux qui surveillent la population. Le contrôle brutal des faits et gestes de chacun dans une société totalitaire est bien montré. La résistance est faible, toute opposition punie de mort sur la place publique. D'une certaine manière, ce film est un documentaire de la vie sous la charia.
L'éducation des sentiments se fait dans la famille entre deux et quatre ans, affirme Fanita English. Maintenant que l'école commence à accueillir des tout petits dès l'âge de deux ans, il serait intéressant de se pencher sur la façon dont les enfants apprennent les sentiments et sur les conclusions que l'on peut en tirer concernant l'éducation.
L'enfant apprend de ses parents à nommer les choses, les actions, à dire ce qui se passe en lui : ses désirs, ses besoins, ses émotions, ses sentiments. C'est là que joue le filtre familial car certains désirs et certains besoins ne sont pas reconnus par la famille, certaines émotions sont rejetées et considérées comme menaçantes, certains sentiments sont bannis. Or ils existent. En revanche, d'autres sentiments sont cultivés. Ils sont l'occasion de recevoir des signes de reconnaissance. Ce sont : la religion, la culture, mais aussi l'histoire familiale qui les déterminent. Les cris et les disputes ne sont-ils pas pour les uns signe de discorde et menace de violence, pour les autres, signe de vie, d'échange joyeux et sans contrainte ? F. English insiste sur le cheminement de l'émotion à l'action. Normalement, la personne ressent une émotion qu'elle identifie. Elle a le choix de l'exprimer par des mimiques, des gestes, des paroles, des cris ou des actes. Elle peut différer l'expression, l'atténuer ou y renoncer. C'est un vrai choix. Seuls les délinquants tirent le couteau à la moindre colère.
L'éducation joue à deux niveaux : identifier et nommer qui est une mise en ordre par le langage de la confusion du monde et ensuite voir quelles sont les options et décider de son action.
Que savons-nous des conditions de la réussite scolaire dans un système de scolarisation de masse ?
Un établissement scolaire est une unité administrative, sociale et pédagogique. Son efficacité se mesurera à sa capacité à satisfaire les objectifs assignés en fonction des moyens disponibles.
L' objectif de l'établissement à un premier niveau est de garder les enfants pendant que les parents travaillent. À un deuxième niveau, il a
Mon métier d'inspectrice d'écoles et de formatrice d'enseignants concernait deux types d'apprentissages, ceux que font les enfants avec les enseignants et ceux que peuvent faire parfois les enseignants avec leur inspecteur. Les deux sont sensiblement améliorés quand la relation est bonne.
L'A.T. m'a servi à observer la relation pédagogique enseignant/élèves en situation d'inspection, mais aussi à conseiller l'enseignant sur ce qu'il convenait de faire, d'une manière qui pouvait être acceptée. Je notais les interactions entre un élève ou des élèves et l'instituteur, les mimiques, les paroles et, lors de l'entretien qui suivait l'observation de classe, nous partions, l'enseignant et moi, de ces éléments pour analyser ce qui se passait et voir comment on pouvait faire autrement ou pourquoi c'était une intervention appropriée. Reproduire ce qui a bien fonctionné suppose en effet de comprendre ce qu'on a fait.
Le dernier congrès de la fédération de
NLPNL a eu pour thème : "
L'art de la PNL dans les apprentissages". En tant qu'analyste transactionnelle spécialiste de l’Éducation, j'ai proposé une réflexion sur
l'apprentissage des codes sociaux. En effet, une partie de la réussite des jeunes dépend de leur intégration des codes sociaux. Quels sont ces codes ? Comment l'AT permet-elle de réfléchir sur cette intégration ? Quels ponts faire avec la PNL ?
La civilité, adaptation positive aux règles de vie de son milieu culturel, se construit dans la jeunesse d'abord dans la famille puis à l'école et dans les groupes d'égaux. C'est un point important dans l'éducation. Nous regarderons ensemble quelques points-clés concernant les processus d'intégration des codes sociaux à partir de concepts de l'Analyse Transactionnelle avec un éclairage en PNL.
En tant qu'éducatrice je me suis intéressée aux conditions de la réussite scolaire et sociale dans une société plus ouverte et de moins en moins homogène et je me suis demandé comment il se faisait que dans les mêmes conditions économiques et sociologiques, certains jeunes réussissaient et d'autres non.
Deux sœurs se retrouvent à trier les affaires de leur mère à la suite de son décès. L'une est une femme célibataire brillante, sans enfant, qui est en train de se lancer dans la politique et vient faire campagne dans sa ville natale ; l'autre, mariée et mère de famille, se vit comme ayant tout raté. Aucune n'est vue par l'entourage pour ce qu'elle est, mais pour ce qu'elle paraît : la femme forte et sûre d'elle, la femme complexée et dépressive.
Face à ce couple de femmes, deux hommes : un journaliste : divorcé, préoccupé par ses soucis familiaux et amant de la mère de famille. Il est content de cette occasion de faire un reportage, car il est marginalisé dans son milieu professionnel. Il est accompagné d'un caméraman occasionnel qui est le fils de l'ancienne femme de ménage/dame de compagnie de la mère des deux femmes.
J'ai voulu écrire un livre sur la communication à destination d'un public curieux de comprendre de quoi est faite la communication interpersonnelle. J'ai exercé comme professeur de français et je suis une analyste transactionnelle passionnée par les possibilités offertes par le modèle des transactions, que je trouve sous-utilisé, et par les liens à faire entre l'AT et l'école de Palo Alto.
En tant qu'enseignante, je suis intéressée à la fois par le langage et par l'observation des aspects para-verbaux et non verbaux de la communication. Que se passe-t-il dans les échanges avec nos proches ? Quelle influence avons-nous sur ces échanges ? Pouvons-nous contrôler le verbal ? le non-verbal ? Comment établir une relation authentique avec les autres ? Telles sont les questions auxquelles répondent en partie les deux modèles de la communication élaborés par l'école de Palo Alto et l'analyse transactionnelle. Je souhaitais les présenter tous deux et montrer leurs complémentarités, avec l'objectif de mettre en évidence comment ces modèles nous aident à comprendre nos échanges et à les modifier .
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