reflexions-partagees

Clause de Juste Rétribution de Claude STEINER. Et le bénévolat alors...?

Les 4 clauses d’un contrat selon Claude Steiner

Dans son ouvrage Des scénarios et des hommes, Claude Steiner évoque 4 clauses qui lui semblent essentielles pour élaborer un contrat clair et respectueux de chacune des parties concernées.
• Le consentement mutuel, des deux partenaires, qui sont d’accord pour passer un contrat entre eux.
• La contribution réciproque ou la juste rétribution, une forme de compensation accordée en échange du temps ou du travail de quelqu’un.
• La compétence mutuelle : les deux personnes doivent être compétentes pour mener à bien ce qui a été décidé dans le contrat, c'est-à-dire avoir le statut, la légitimité et les compétences professionnelles requises pour effectuer l’action, la mission ou la tâche qui fait l’objet du contrat.
• L’objet légal : les buts et les conditions du contrat doivent être en conformité avec la loi et la culture de l’organisation concernée.

La clause de Juste rétribution

Vignette de L'A.T. ? Ca rend intelligent...

L'A.T. ? Ca rend intelligent...

La pratique des jeux psychologiques

Il nous arrive à tous de nous retrouver impliqué, à des degrés divers dans des jeux psychologiques. D’ailleurs Éric Berne[i] disait, avec son humour habituel, que la question à se poser n’était pas : « est-ce que je joue à des jeux psychologiques ? », mais : « à quels jeux est-ce que je joue ? »
[i] Éric Berne, Des jeux et des hommes, Stock, 1984.

La confusion des sentiments

Vignette de Jeux Pédagogiques pour Ouvrir son Cadre de Référence

Jeux Pédagogiques pour Ouvrir son Cadre de Référence

Le cadre de référence, ou vision du monde, pour d’autres courants de développement personnel comme la systémique ou la PNL, est un concept essentiel pour la compréhension des méconnaissances et des conflits relationnels. Selon la définition de l’Institut français d’Analyse transactionnelle (Ifat), « le cadre de référence fournit à l'individu un ensemble global qui lui sert à percevoir, conceptualiser, ressentir et agir et avec lequel il se définit lui-même et il définit les autres et le monde. C’est une structure de réactions associées, qui intègre les différents États du Moi, en réaction à des stimuli particuliers. » Pour le dire autrement, chacun avance dans la vie avec son cadre de référence, pour définir -ou plutôt redéfinir- la réalité selon sa propre expérience. 

Changer de cadre de référence pour résoudre un problème

Le cadre de référence, ou vision du monde, pour d’autres courants de développement personnel comme la systémique ou la PNL, est un concept essentiel pour la compréhension des méconnaissances et des conflits relationnels. Selon la définition de l’Institut français d’Analyse transactionnelle (Ifat), « le cadre de référence fournit à l'individu un ensemble global qui lui sert à percevoir, conceptualiser, ressentir et agir et avec lequel il se définit lui-même et il définit les autres et le monde. C’est une structure de réactions associées, qui intègre les différents États du Moi, en réaction à des stimuli particuliers. » Pour le dire autrement, chacun avance dans la vie avec son cadre de référence, pour définir -ou plutôt redéfinir- la réalité selon sa propre expérience.
Vignette de Transformer 2 contrats bilatéraux en Triangle Dramatique de Karpman

Transformer 2 contrats bilatéraux en Triangle Dramatique de Karpman

Un contrat bilatéral est un contrat qu’une personne, un analyste transactionnel par exemple, passe, avec un client, dans un processus d’accompagnement, et/ou une séance de coaching. 

« Un contrat est un engagement bilatéral explicite en vue d’une action bien définie », Éric Berne

Et selon la définition d’Éric Berne, un contrat est « un engagement bilatéral explicite en vue d’une action bien définie ». C'est-à-dire que, si vous établissez un contrat de coaching avec un client, vous explicitez clairement que c’est un engagement de part et d’autre, qui implique également, de votre part en tout cas, la clause de confidentialité. Et vous définissez ensemble quel est l’objectif attendu, comment y accéder, et quelle sera la part de chacun.
Par exemple, la grille RPBDC permet d’arriver lors d’une séance à un contrat de séance, dans le cadre plus large d’un contrat d’accompagnement :
R : quel est le réel dans lequel s’inscrit le contrat ?
P : quel est le problème que rencontre le client ?
B : quel est le besoin du client qui n’est pas satisfait, qui est en déséquilibre ?
D : quelle est la demande du client ? Qu’attend-il du professionnel de l’accompagnement ?
C : quel est le contrat passé entre les deux personnes, c'est-à-dire l’accord entre les deux personnes sur l’objectif, les méthodes, la part de chacun pour y arriver ?
Vignette de 2. Qualités des 8 Structures de Personnalité

2. Qualités des 8 Structures de Personnalité

Dans un billet précédent, je vous avais proposé une liste de 24 qualités qu’il vous était loisible de repérer chez vous, à des degrés divers. Pour vous faire une opinion plus précise du niveau d’énergie présent actuellement dans chacune des structures de personnalité en vous, voici le décryptage des 3 qualités répertoriées pour chacune des 8 structures de personnalité. Elles sont désignées sous deux vocables : celui des talents, utilisé en Psychosocionomie, et celui utilisé en Process communication, qui analyse également très finement sous stress 6 structures de personnalité sur les 8.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter les billets précédents :
1. De la dépendance à l’autonomie au cours de nos apprentissages d’enfance
2. Du stress aux talents, les 8 structures de personnalité
3. Comment valoriser nos 8 structures de personnalité

1. Repérez votre niveau d’énergie disponible dans chacune des 8 structures de personnalité 

Dans un premier temps, je vous invite donc à repérer le niveau d’énergie présent dans chacune des 8 structures de personnalité présentées ci-dessous, en vous situant selon un curseur de 10 à 100 dans la grille ci-dessous : 
Vignette de Synergie des 3 éléments d'un Etat du Moi

Synergie des 3 éléments d'un Etat du Moi

Selon la définition qu’en donne Éric Berne, dans son ouvrage : Principes de traitement psychothérapeutiques en groupe[i], « Un état du moi est un système cohérent de pensées et de sentiments directement associés à un ensemble correspondant de comportements. » Pensées, sentiments et comportements, que l’on peut schématiser de la façon suivante :

[i] Éric Berne, Principes de traitement psychothérapeutique en groupe,Éditions d’Analyse transactionnelle, 2006, §10.

La congruence entre les 3 éléments d’un État du Moi
À chaque instant, tout être humain élabore des pensées, éprouve des sentiments et se comporte de telle ou telle manière. Pensées en sentiments font partie de sa réalité interne, alors que tout ce qui touche aux comportements fait partie de la réalité externe, observable. Et selon une des lois de communication de Paul Watzlawick[i] : nul ne peut ne pas communiquer. Rester muet, hostile, les bras croisés, ne rien faire, ou même être absent est une manière non verbale très expressive de communiquer.

Quelques questions à se poser :
Y a-t-il congruence ou incongruence chez moi ou chez l’autre, entre ces trois éléments ?
L’un de ces éléments est-il prépondérant par rapport aux deux autres dans telle ou telle situation ? Par exemple : les sentiments ne brouillent-ils pas la pensée ?

Les 3 types de perception…
Pour affiner notre perception des 3 éléments d’un État du Moi, voici les déclinaisons proposées à partir des concepts :
1. de l’Analyse transactionnelle,
2. de la Psychosocionomie et de la Process Communication de Taïbi Kahler
3. et de la dynamique systémique relationnelle de Jean-Jacques Crèvecœur, qui s’appuie dans ce cas précis sur les outils de la PNL :
Selon les éléments du cadre de référence en l’Analyse transactionnelle
Il m’a paru intéressant de représenter dans un schéma visuel les éléments qui composent le cadre de référence, en les répartissant dans les 3 éléments d’un État du Moi :

[i] Paul Watzlawick, Janet Helmick Beavin, Don De Avila Jackson, Une logique de la communication, Points (Poche), 2014.


Selon les éléments de la Dynamique relationnelle systémique et la PNL
Ce schéma est similaire à celui des index de computation de la programmation neuro-linguistique, (PNL)[i], qui représentent les 3 états dans lesquels on peut se trouver au niveau de notre réalité consciente : processus internes (Pensées), états internes (Sentiments) et comportements externes (Comportements). De ce fait, pensées, sentiments et comportements se décomposent en une variété de pensées, de ressentis et d’expressions, comme on le voit sur ce schéma :

[i] Richard Bandler et John Grinder, Les Secrets de la communication : transformez votre vie et celle des autres avec la PNL, J’ai lu, 2011.
Vignette de Comment procéder face aux tensions qui se manifestent dans le champ social ?

Comment procéder face aux tensions qui se manifestent dans le champ social ?

Quelles sont nos pratiques en Analyse Transactionnelle dans les différents champs ?

1. Quand on parle de "Tensions", de quoi parle-t-on ?

Le mot tension, dans son sens concret, désigne à la fois l'action de tendre (mettre un câble en tension) et l'état de ce qui est tendu (la tension d'un muscle à l'effort, d'une courroie …).
On retrouve la notion de tensions dans de nombreux domaines.
En physique, le mot désigne toute force qui agit de manière à écarter, à séparer les parties constitutives d’un corps. En mécanique, il désigne la force interne ou contrainte qui agit dans un corps en équilibre. En électricité, c'est la différence de potentiel. (Le Robert). En médecine, c'est l'ensemble des forces de contrainte internes auxquelles sont soumises les parois des artères et des vaisseaux sous l'influence de la pression des liquides qu'ils contiennent (Larousse).
 
Au sens abstrait, il  évoque l’effort intellectuel, la concentration vers un but mais aussi un état émotionnel interne (quelqu'un de tendu) ou entre deux personnes (la relation est tendue)
On retrouve dans les différents champs lexicaux du mot l’idée de force, de contrainte, de pression, de circulation entre deux pôles, d’équilibre ou de déséquilibre.
La connotation du seul mot "tension" est parfois négative mais ce n'est pas aussi simple :
-          Au sens médical, la tension c’est la vie, trop de tension expose à des risques d'hypertension, pas assez, à l'hypotension.  On voit là qu'il faut un certain niveau de tension pour une bonne santé et que seuls le "trop" ou le "pas assez" de tension posent problème.
-          En électricité, haute tension : « Danger de mort ! » s’affiche  sur les transformateurs. Mais un appareil en état de marche soit être sous tension. En sous tension, l'appareil ne peut fonctionner correctement
-          En musique : corde tendue, détendue, sur tendue, hyper tendue, ne donneront pas les mêmes harmoniques, l'hypertension pouvant conduire à la rupture.
 
Les différences entre tensions et conflits :
Le mot conflit vient du  latin « conflictus » qui signifie « heurt, choc, lutte, attaque ». Au sens propre, c'est donc la lutte, l'attaque. Au sens figuré, le conflit renvoie à une notion d'opposition (de sentiments, opinions, intérêts, valeurs …) entre des personnes, des groupes, des pays mais aussi à des contradictions qui peuvent être internes (à une personne ou un groupe).
Les conflits peuvent être sous-jacents (latents) ou déclarés (patents). Quand ils sont latents, ils se manifestent par des tensions. D’où l’intérêt de les identifier et de les traiter.
Le traitement des tensions concerne tous les champs de l’AT.
 
Dans un groupe au travail, on dit parfois qu'il y a des tensions ou que le groupe est sous tension, sous-entendant souvent que ces tensions sont nuisibles. Or un minimum de tension est nécessaire pour que le groupe fonctionne. En revanche trop de tension peut déboucher sur des conflits et nuire à l'efficacité du groupe car l’énergie du groupe est détournée de l’activité. Elle s’investit dans le processus conflictuel (bavardages, médisances, attaques). Le niveau de tension nécessaire, acceptable peut varier d'une personne à l'autre mais aussi d'un groupe à l'autre sans générer de stress.
 
Parlons du stress justement. Le stress c'est l'état réactionnel de l'organisme soumis à une agression brusque (Larousse). En ce sens, le stress n'est ni bon ni mauvais en soi, il décrit l'adaptation du corps à l'agression. Là encore, ce qui va poser problème c'est le niveau : trop d'agression en intensité ou en durée (une surtension) peut épuiser les capacités d'adaptation. Inversement, une sous tension peut générer un grand mal être ce qui est le cas pour les personnes à qui on ne donne pas de travail ou pour une entreprise qui n'a plus de clients.
Le stress se manifeste quand il y a un trop grand écart entre les ressources pour agir et celles que j’ai. Le stress est soit un générateur de tensions soit le résultat de la tension. C’est de la mécanique.
 
Ce qui est évoqué dans la suite de l'article, c'est la "Haute Tension" au travail, qui rompt un équilibre, génère un niveau de stress qui peut être dommageable pour l'organisation et les personnes qui y travaillent.
Vignette de Les 3 portes de la Communication dans le déroulement de la Structuration du Temps

Les 3 portes de la Communication dans le déroulement de la Structuration du Temps

Un concept très utile, simple et pragmatique à mon sens, en Analyse transactionnelle, pour comprendre certains blocages dans la communication relationnelle est le concept des trois portes de la communication décrit par Paul Ware[1].

[1] Paul Ware, « Types de personnalité et plan de traitement », Les Classiques en Analyse transactionnelle, Vol. 3, pp. 264-273.
Vous êtes invité un soir chez des amis…
Je vous invite à un petit exercice d’imagination, pour bien comprendre le sel de l’histoire :
Imaginez que vous êtes invité, un soir, chez des amis. Vous vous êtes apprêté, enchanté de cette soirée en perspective, et vous arrivez avec votre bouquet de fleurs à la main. Vous sonnez à la porte.
On vous crie de l’intérieur : « entre, c’est ouvert ! »
Vous poussez donc la porte, et vous entrez… directement dans la chambre.
Que se passe-t-il pour vous ?
Prenez un instant pour ressentir vraiment ce qui se passerait pour vous dans une telle situation…
 
Que ressentiriez-vous ? De la surprise, de la peur, de la colère, du rire, de l’inquiétude… Vous sentez-vous étonné, surpris, interloqué, choqué, gêné, scandalisé ?
Que vous dites-vous ? « Qu’est-ce qui se passe ? C’est comme ça que je suis accueilli ? Quel toupet ? Mais où est-il ? C’est quoi la suite ? Où je vais ? Est-ce que je me suis trompé de jour ? Est-ce qu’il attend quelqu’un d’autre ?
Qu’avez-vous envie de faire ? « J’ai envie de repartir… J’attends, je ne bouge pas… », etc.
Pensées, sentiments, comportements. Chacun réagira de manière différente selon les circonstances, son état d’esprit et son humeur : selon son cadre de référence[2].

[2] Voir aussi un autre article du même auteur sur le blog : « Cadre de référence, vision du monde : un univers en soi ».

Dérouler la Structuration du Temps : un ordre raisonné de la Communication

Vignette de Testez vos qualités

Testez vos qualités

Gilles Pellerin avait coutume de dire dans ses ateliers, qu’il est plus utile de se focaliser sur ses talents et qualités que sur ses défauts, car c’est là que se trouve l’énergie. Ce sont des points d’ancrage solides sur lesquels s’appuyer avant de se lancer dans des projets ou de l’introspection analytique. Il est vrai que ce que nous appelons nos « défauts », -et nous reviendrons sur ce sujet dans un billet ultérieur-, sont des pistes de progression. Donc, si l’on souhaite accompagner des personnes dans leur cheminement professionnel ou personnel, il est bon de donner des signes de reconnaissance conditionnels positifs pour ancrer la personne dans ses talents, et un ou deux signes de reconnaissance conditionnels négatifs pour lui permettre de s’aventurer dans des zones de progrès, en confiance et en sécurité, grâce à la reconnaissance de ses talents.

Voici donc une liste de 24 items, inspirés de la Process communication et de la Psychosocionomie, qui vous propose, en vrac, 24 compétences, qualités, talents et ressources dont vous disposez peut-être. Ces qualités sont détaillées dans plus d’une soixantaine de comportements observables ou d’attitudes intérieures.
Je vous invite donc à surligner d’une couleur les qualités que vous pensez posséder, et d’une autre celles que vous souhaiteriez développer ou acquérir…

Bonne réflexion !

Petit quizz de vos qualités
Marielle de Miribel, O-PTSTA, formatrice certifiée en Process Communication et Psychosocionomie.

Marielle De Miribel
P.T.S.T.A. Organisation 
Formatrice Certifiée en P.C.M. et P.S.N.

Flux RSS des commentaires
Flux RSS des pages