Un contrat bilatéral est un contrat qu’une personne, un analyste transactionnel par exemple, passe, avec un client, dans un processus d’accompagnement, et/ou une séance de coaching.
« Un contrat est un engagement bilatéral explicite en vue d’une action bien définie », Éric Berne
Et selon la définition d’Éric Berne, un contrat est « un engagement bilatéral explicite en vue d’une action bien définie ». C'est-à-dire que, si vous établissez un contrat de coaching avec un client, vous explicitez clairement que c’est un engagement de part et d’autre, qui implique également, de votre part en tout cas, la clause de confidentialité. Et vous définissez ensemble quel est l’objectif attendu, comment y accéder, et quelle sera la part de chacun.
Par exemple, la grille RPBDC permet d’arriver lors d’une séance à un contrat de séance, dans le cadre plus large d’un contrat d’accompagnement :
R : quel est le réel dans lequel s’inscrit le contrat ?
P : quel est le problème que rencontre le client ?
B : quel est le besoin du client qui n’est pas satisfait, qui est en déséquilibre ?
D : quelle est la demande du client ? Qu’attend-il du professionnel de l’accompagnement ?
C : quel est le contrat passé entre les deux personnes, c'est-à-dire l’accord entre les deux personnes sur l’objectif, les méthodes, la part de chacun pour y arriver ?
Par exemple, la grille RPBDC permet d’arriver lors d’une séance à un contrat de séance, dans le cadre plus large d’un contrat d’accompagnement :
R : quel est le réel dans lequel s’inscrit le contrat ?
P : quel est le problème que rencontre le client ?
B : quel est le besoin du client qui n’est pas satisfait, qui est en déséquilibre ?
D : quelle est la demande du client ? Qu’attend-il du professionnel de l’accompagnement ?
C : quel est le contrat passé entre les deux personnes, c'est-à-dire l’accord entre les deux personnes sur l’objectif, les méthodes, la part de chacun pour y arriver ?
Un contrat bilatéral passé entre un coach et ses clients
Une fois l’accord, le contrat passé entre l’analyste transactionnel et le client, le travail proprement dit, -à savoir l’atteinte de l’objectif défini-, peut commencer. Parfait !
C’est ainsi qu’un coach peut s’engager dans plusieurs contrats bilatéraux avec des personnes, des clients différents.
Chaque client, une fois que la relation de confiance est installée, va confier au coach des éléments de sa vie professionnelle et personnelle, -car les deux sont intrinsèquement liés-, en toute confiance, car il s’appuie sur la clause de confidentialité que le coach observe dans son attitude et dans sa parole.
C’est ainsi qu’un coach peut s’engager dans plusieurs contrats bilatéraux avec des personnes, des clients différents.
Chaque client, une fois que la relation de confiance est installée, va confier au coach des éléments de sa vie professionnelle et personnelle, -car les deux sont intrinsèquement liés-, en toute confiance, car il s’appuie sur la clause de confidentialité que le coach observe dans son attitude et dans sa parole.

Dans le cas de figure ci-dessus, ce sont deux contrats bilatéraux, dans lesquels Pierre, le coach, a une relation de confidentialité avec Isabelle, et une relation de confidentialité avec Sabine. Imaginons maintenant qu’Isabelle, enchantée de la manière dont Pierre, l’a aidée à traverser ses difficultés, en parle de manière élogieuse à une amie, Sabine qui, elle aussi, rencontre des difficultés à mener sa barque dans les méandres de sa vie professionnelle, par exemple. Sabine, ainsi encouragée, prend contact avec Pierre et démarre un processus d’accompagnement avec lui. La différence majeure entre un processus thérapeutique et un processus d’accompagnement, c’est que le coach, à la différence du psychothérapeute ou du psychopraticien, ne s’aventure pas dans le passé régressif du client. Il aide le client à traiter le problème que ce client rencontre dans sa réalité actuelle, dans l’ici et maintenant. Donc Is abelle et Sabine sont toutes deux clientes en coaching de Pierre.
Le passage entre 2 contrats bilatéraux et un contrat triangulaire implicite
Or, comme Isabelle et Sabine sont amies, il peut arriver qu’au cours d’une conversation, Isabelle, ou Sabine, bavarde avec son amie et raconte des éléments de résolution de sa difficulté grâce au soutien et à l’accompagnement professionnel de Pierre.
Que devient alors la relation entre ces 3 personnes ? Une connexion, un lien nouveau s’est créé entre Isabelle, Sabine, et Pierre…
Ce qui transforme de ce fait, les deux contrats bilatéraux en un contrat triangulaire, mais implicite ; c'est-à-dire sans les garde-fous qui y sont liés, et sans que Pierre, un des pôles du triangle, en soit informé et puisse en fixer les limites.
Que devient alors la relation entre ces 3 personnes ? Une connexion, un lien nouveau s’est créé entre Isabelle, Sabine, et Pierre…
Ce qui transforme de ce fait, les deux contrats bilatéraux en un contrat triangulaire, mais implicite ; c'est-à-dire sans les garde-fous qui y sont liés, et sans que Pierre, un des pôles du triangle, en soit informé et puisse en fixer les limites.

Or, dans un contrat triangulaire, l’énergie circule, non plus entre deux personnes, mais entre trois, dans un sens et dans un autre. Et cette énergie comprend des mots, des actes, des comportements, c'est-à-dire une réalité observable, factuelle ; mais aussi tout le cortège des réalités intangibles, immatérielles conscientes et inconscientes, comme les pensées, valeurs, jugements, critiques et analyses, et les émotions, sentiments, croyances, fantasmes, etc.
Et comme Isabelle, ou Sabine, ou l’une et l’autre, ont échangé des informations sur leur relation de travail avec Pierre, derrière l’anecdote racontée, peuvent passer tout un cortège de pensées et de sentiments implicites liés à la relation que chacune entretient avec Pierre. Et le risque est grand d’entrer dans la comparaison, la compétition : « ah ! Toi, il t’a dit ça ? » [Et moi alors… ?]… Et de sauter à pieds joints dans le Triangle dramatique de Stephen Karpman.
Et comme Isabelle, ou Sabine, ou l’une et l’autre, ont échangé des informations sur leur relation de travail avec Pierre, derrière l’anecdote racontée, peuvent passer tout un cortège de pensées et de sentiments implicites liés à la relation que chacune entretient avec Pierre. Et le risque est grand d’entrer dans la comparaison, la compétition : « ah ! Toi, il t’a dit ça ? » [Et moi alors… ?]… Et de sauter à pieds joints dans le Triangle dramatique de Stephen Karpman.
Le Triangle dramatique de Karpman

Dans ce nouveau triangle, il y a 3 rôles : le rôle de Victime, le rôle de Persécuteur, et le rôle de Sauveur. Là aussi, la dynamique énergétique circule entre les 3 pôles du triangle, et chacun des protagonistes est susceptible de se trouver placé, volontairement ou non, consciemment ou non, et plus ou moins rapidement, sur l’un les 3 pôles du triangle.
Le problème de ce triangle qui, comme le représente sa configuration, est posé en équilibre sur sa pointe, est qu’il tourne très facilement sur lui-même. C'est-à-dire que, par exemple, l’un des protagonistes qui entre dans ce jeu psychologique par le rôle de Victime, disons Sabine, se retrouve comme par magie dans un rôle de Persécuteur et/ou de Sauveur. Toujours est-il qu’à la fin du jeu psychologique, chacun a le sentiment de se retrouver dans un rôle de Victime, ce qui est en général fort désagréable.
Ainsi, à la fin de la conversation entre Isabelle et Sabine à propos de leur relation avec Pierre et du travail qui est mené avec lui, les 3 personnages : Isabelle, Sabine et Pierre vont se retrouver entraînés dans la dynamique délétère du jeu psychologique, et Pierre, qui n’en peut mais, risque d’être pris à parti par l’une ou l’autre de ses clientes, qui va lui reprocher un élément de sa relation avec l’autre, et partir en claquant la porte. Et là, lui aussi va se retrouver en Victime, alors qu’il n’a rien fait de particulier qui justifie un tel dénouement.
Mais ce qu’il a peut-être omis de faire, et qui l’aurait maintenu en toute sécurité dans un strict rôle de contrat bilatéral avec l’une et l’autre de ses clientes, c’est de stipuler une clause de confidentialité aussi de la part de son client ou de sa cliente. C'est-à-dire de leur demander de ne parler à personne de ce qui se passe entre lui et elle, et tout particulièrement à des personnes à qui la cliente conseille de s’adresser à lui, personnes avec qui il existe déjà une relation préalable au travail avec le coach, et en dehors de sa responsabilité.
Le problème de ce triangle qui, comme le représente sa configuration, est posé en équilibre sur sa pointe, est qu’il tourne très facilement sur lui-même. C'est-à-dire que, par exemple, l’un des protagonistes qui entre dans ce jeu psychologique par le rôle de Victime, disons Sabine, se retrouve comme par magie dans un rôle de Persécuteur et/ou de Sauveur. Toujours est-il qu’à la fin du jeu psychologique, chacun a le sentiment de se retrouver dans un rôle de Victime, ce qui est en général fort désagréable.
Ainsi, à la fin de la conversation entre Isabelle et Sabine à propos de leur relation avec Pierre et du travail qui est mené avec lui, les 3 personnages : Isabelle, Sabine et Pierre vont se retrouver entraînés dans la dynamique délétère du jeu psychologique, et Pierre, qui n’en peut mais, risque d’être pris à parti par l’une ou l’autre de ses clientes, qui va lui reprocher un élément de sa relation avec l’autre, et partir en claquant la porte. Et là, lui aussi va se retrouver en Victime, alors qu’il n’a rien fait de particulier qui justifie un tel dénouement.
Mais ce qu’il a peut-être omis de faire, et qui l’aurait maintenu en toute sécurité dans un strict rôle de contrat bilatéral avec l’une et l’autre de ses clientes, c’est de stipuler une clause de confidentialité aussi de la part de son client ou de sa cliente. C'est-à-dire de leur demander de ne parler à personne de ce qui se passe entre lui et elle, et tout particulièrement à des personnes à qui la cliente conseille de s’adresser à lui, personnes avec qui il existe déjà une relation préalable au travail avec le coach, et en dehors de sa responsabilité.

Marielle de Miribel, O-PTSTA
