Selon Éric Berne, nous structurons notre temps relationnel selon 6 modes :
• le retrait,
• le rituel
• le passe-temps
• l’activité
• le jeu psychologique
• l’intimité ou la confiance
Pendant ces modes relationnels, variables pour chaque personne en fonction du contexte, des interlocuteurs, de sa structure de personnalité, de son humeur du jour, etc., nous répondons, de façon consciente ou non à des besoins psychologiques de base. Quels sont-ils ?
• le retrait,
• le rituel
• le passe-temps
• l’activité
• le jeu psychologique
• l’intimité ou la confiance
Pendant ces modes relationnels, variables pour chaque personne en fonction du contexte, des interlocuteurs, de sa structure de personnalité, de son humeur du jour, etc., nous répondons, de façon consciente ou non à des besoins psychologiques de base. Quels sont-ils ?
Dans le retrait : la satisfaction d’un besoin de tranquillité, d’espace, de temps et de silence
Dans le retrait, les personnes sont présentes physiquement, mais absentes mentalement. C’est un mode relationnel assez courant dans les réunions un peu longues et/ou ennuyeuses, où l’esprit peut s’échapper en catimini : « bon, ce soir, les Dupont viennent dîner… Est-ce que je leur fais le poisson du pêcheur qui est mon best-seller, ou est-ce que je me lance dans un soufflé au fromage ? Oui, mais il faut être sûr qu’ils arrivent à l’heure… »
Le besoin exprimé ou non, est un besoin de tranquillité, d’espace, de temps et de silence. Un espace pour prendre de la distance, mentale et physique, par rapport à l’environnement, un besoin de réfléchir, de prendre du recul, un besoin de se reconnecter à soi-même, à ses propres intuitions, à ses propres ressentis : « qu’est-ce que je ressens ? Que me dit mon corps ? Quelles sont mes émotions ? Qu’est ce qui me trotte dans la tête ? »
Tant il est vrai que les personnes de structure de personnalité de base Méditatif (selon la terminologie Psychosocionome) ou Imagineur (selon la terminologie Process Communication) ont besoin de se ressourcer dans le retrait et le silence, à l’inverse des personnes de structure de personnalité de base Sociale ou Empathique, qui se ressourcent dans le lien, la relation aux autres.
Ce peut être également un moyen de répondre au besoin de sécurité, en évitant de prendre des risques, le temps réfléchir posément en tournant 7 fois sa langue dans sa bouche…
Ce peut être aussi une manière de se reconnecter à ses propres ressources, à sa propre certitude d’être qui je suis, en faisant abstraction des tentatives de l’entourage à me définir.
Ce temps de silence, d’espace personnel, de paix intérieure retrouvée, peut être aussi un mode de reconnexion privilégié à la perception de signaux faibles dans l’environnement, aptitude partagée par les personnes hypersensibles, connectées, médiums, et scientifiques ou artistes géniaux, comme Léonard de Vinci ou Albert Einstein.
Le besoin exprimé ou non, est un besoin de tranquillité, d’espace, de temps et de silence. Un espace pour prendre de la distance, mentale et physique, par rapport à l’environnement, un besoin de réfléchir, de prendre du recul, un besoin de se reconnecter à soi-même, à ses propres intuitions, à ses propres ressentis : « qu’est-ce que je ressens ? Que me dit mon corps ? Quelles sont mes émotions ? Qu’est ce qui me trotte dans la tête ? »
Tant il est vrai que les personnes de structure de personnalité de base Méditatif (selon la terminologie Psychosocionome) ou Imagineur (selon la terminologie Process Communication) ont besoin de se ressourcer dans le retrait et le silence, à l’inverse des personnes de structure de personnalité de base Sociale ou Empathique, qui se ressourcent dans le lien, la relation aux autres.
Ce peut être également un moyen de répondre au besoin de sécurité, en évitant de prendre des risques, le temps réfléchir posément en tournant 7 fois sa langue dans sa bouche…
Ce peut être aussi une manière de se reconnecter à ses propres ressources, à sa propre certitude d’être qui je suis, en faisant abstraction des tentatives de l’entourage à me définir.
Ce temps de silence, d’espace personnel, de paix intérieure retrouvée, peut être aussi un mode de reconnexion privilégié à la perception de signaux faibles dans l’environnement, aptitude partagée par les personnes hypersensibles, connectées, médiums, et scientifiques ou artistes géniaux, comme Léonard de Vinci ou Albert Einstein.
Dans le rituel : la satisfaction du besoin de routine et d’appartenance
Le rituel est la manière culturelle, traditionnellement codée et routinière d’entrer en contact avec les autres. C’est le bonjour ritualisé du matin ou de la messagerie, la manière de se quitter, etc. Ces petites phrases que l’on s’adresse sans y penser, de manière rituelle et automatique. On peut considérer ce mode de structuration du temps comme un moyen d’économiser son énergie, en évitant de réfléchir à des prises de décision que l’on peut s’éviter, comme celle de chercher chaque matin comment s’habiller, ou à chaque repas, quoi manger. Je dis bonjour, je dis au revoir sans avoir besoin de réfléchir, c’est automatique. Je suis bien élevé.
Ces rituels, routiniers et quotidiens, sont en quelque sorte une manière de se rassurer sur la permanence des choses, comme les jeunes enfants qui, à l’âge du stade du miroir, ont besoin qu’on leur raconte les mêmes histoires, jour après jour, avec exactement les mêmes mots, avec exactement les mêmes intonations, pour conjurer la peur, l’angoisse mortelle d’être abandonné.
Ces rituels donnent le sentiment de sécurité d’être dans les clous, d’être conformes aux usages et coutumes du cercle d’appartenance. Je maîtrise les codes implicites d’appartenance, qui signent la culture d’un groupe. Je fais comme les autres, et donc je suis comme les autres, je suis accepté comme les autres, je suis légitime au même titre que les autres.
Je fais partie du groupe, et j’existe aux yeux des autres. Ils me voient comme je les vois, ils me reconnaissent comme je les reconnais. Et le fait qu’ils m’appellent par mon prénom : « bonjour René ! » m’ancre dans la réalité des autres et de moi-même. Je suis nommé, j’existe. Aux yeux des autres et à mes propres yeux.
Chaque groupe, chaque culture a ses particularités, ses propres codes : pour se saluer, pour se dire bonjour, est-ce 1 bise, 2 bises, 3 bises, 4 bises ? Un hug, une poignée de main, une inclinaison du buste, un baisemain, un salut de la main, soulever son chapeau, un sourire…
Que se dit-on : « bonjour, comment ça va ? » ; « et comment va la famille ? Les enfants ? Est-ce que ça va mieux Catherine, après sa bronchite ? » ; « avez-vous bien dormi ? », etc.
Ces rituels, routiniers et quotidiens, sont en quelque sorte une manière de se rassurer sur la permanence des choses, comme les jeunes enfants qui, à l’âge du stade du miroir, ont besoin qu’on leur raconte les mêmes histoires, jour après jour, avec exactement les mêmes mots, avec exactement les mêmes intonations, pour conjurer la peur, l’angoisse mortelle d’être abandonné.
Ces rituels donnent le sentiment de sécurité d’être dans les clous, d’être conformes aux usages et coutumes du cercle d’appartenance. Je maîtrise les codes implicites d’appartenance, qui signent la culture d’un groupe. Je fais comme les autres, et donc je suis comme les autres, je suis accepté comme les autres, je suis légitime au même titre que les autres.
Je fais partie du groupe, et j’existe aux yeux des autres. Ils me voient comme je les vois, ils me reconnaissent comme je les reconnais. Et le fait qu’ils m’appellent par mon prénom : « bonjour René ! » m’ancre dans la réalité des autres et de moi-même. Je suis nommé, j’existe. Aux yeux des autres et à mes propres yeux.
Chaque groupe, chaque culture a ses particularités, ses propres codes : pour se saluer, pour se dire bonjour, est-ce 1 bise, 2 bises, 3 bises, 4 bises ? Un hug, une poignée de main, une inclinaison du buste, un baisemain, un salut de la main, soulever son chapeau, un sourire…
Que se dit-on : « bonjour, comment ça va ? » ; « et comment va la famille ? Les enfants ? Est-ce que ça va mieux Catherine, après sa bronchite ? » ; « avez-vous bien dormi ? », etc.
Dans le passe-temps, la satisfaction du besoin d’appartenance

Le passe-temps est le mode de structuration du temps qui consiste à parler de la pluie et du beau temps, -le passe-temps préféré des Anglais, selon la rumeur J. Dans ce mode, on parle de sujets d’intérêt général, comme la météo donc, ou les dernières nouvelles, les films qui viennent de sortir, la vie des stars… On échange des recettes de cuisine, des livres à lire, des points de tricot, des bons plans en nettoyage, en bricolage, en mécanique, etc. Ce sont des sujets sans danger, ce que l’on appelle les discussions cocktail, ou papotages. Ces discussions sont celles que l’on entend dans un autobus, ou dans une salle d’attente, où la description fine des symptômes et des maladies de chacun est un bonheur partagé.
Ces échanges sont souvent méprisés et vilipendés par les managers ou les actifs, qui les considèrent comme des pertes de temps : « on n’est pas là pour rigoler, on est là pour travailler ». Ils préfèrent concentrer les troupes sur l’activité professionnelle, sur la production. Mais cette manière de voir est une erreur, car les êtres humains sont des animaux sociaux, qui ont besoin de se frotter physiquement et psychologiquement les uns aux autres, pour se faire confiance et pouvoir travailler ensemble en harmonie. D’où la difficulté qui consiste à échanger et à travailler de plus en plus souvent en vidéo, de manière virtuelle : « on ne se connaît pas vraiment ».
De fait, dans un contexte de productivité nécessaire et sollicitée, faire un peu de passe-temps entre collègues peut permettre de relâcher la pression liée à l’activité et aux jeux psychologiques.
À l’inverse, cela permet aussi de ne pas s’ennuyer, car on évoque a priori des sujets qui nous intéressent personnellement.
C’est aussi le mode de structuration du temps le plus encouragé pour sortir d’un jeu psychologique, car il n’y a pas d’enjeu émotionnel. On ne fait que parler de sujets neutres ; et si la discussion s’échauffe, que l’énergie et le ton montent, alors, on n’est plus dans le passe-temps, mais dans les jeux psychologiques.
Ce mode de structuration du temps, même s’il semble a priori futile, a la vertu de répondre au besoin de reconnaissance et d’appartenance, qui sont des besoins psychologiques fondamentaux, liés au système limbique, qui gère principalement les émotions et la mémoire. Il répond au besoin d’échanges, de créer du lien avec des personnes au départ entrevues ou inconnues. Ce peut être le point de départ d’une relation plus approfondie, créée à partir d’intérêts communs. Le passe-temps est, en quelque sorte, la frontière de l’implication psychologique, car chacun reste sur son propre terrain. On parle en son nom, on n’est pas encore dans le « nous », la communauté, l’activité commune. Pour le dire autrement, c’est la porte d’entrée vers des relations plus engagées, que ce soit le jeu psychologique ou l’intimité. Si l’on fait le lien avec les portes de la communication présentées par Paul Ware, on peut dire que le rituel est la porte d’entrée, et que le passe-temps et/ou l’activité sont les portes visées. Des accroches potentielles également pour l’un des 3 rôles du Triangle dramatique de Karpman.
Ces échanges sont souvent méprisés et vilipendés par les managers ou les actifs, qui les considèrent comme des pertes de temps : « on n’est pas là pour rigoler, on est là pour travailler ». Ils préfèrent concentrer les troupes sur l’activité professionnelle, sur la production. Mais cette manière de voir est une erreur, car les êtres humains sont des animaux sociaux, qui ont besoin de se frotter physiquement et psychologiquement les uns aux autres, pour se faire confiance et pouvoir travailler ensemble en harmonie. D’où la difficulté qui consiste à échanger et à travailler de plus en plus souvent en vidéo, de manière virtuelle : « on ne se connaît pas vraiment ».
De fait, dans un contexte de productivité nécessaire et sollicitée, faire un peu de passe-temps entre collègues peut permettre de relâcher la pression liée à l’activité et aux jeux psychologiques.
À l’inverse, cela permet aussi de ne pas s’ennuyer, car on évoque a priori des sujets qui nous intéressent personnellement.
C’est aussi le mode de structuration du temps le plus encouragé pour sortir d’un jeu psychologique, car il n’y a pas d’enjeu émotionnel. On ne fait que parler de sujets neutres ; et si la discussion s’échauffe, que l’énergie et le ton montent, alors, on n’est plus dans le passe-temps, mais dans les jeux psychologiques.
Ce mode de structuration du temps, même s’il semble a priori futile, a la vertu de répondre au besoin de reconnaissance et d’appartenance, qui sont des besoins psychologiques fondamentaux, liés au système limbique, qui gère principalement les émotions et la mémoire. Il répond au besoin d’échanges, de créer du lien avec des personnes au départ entrevues ou inconnues. Ce peut être le point de départ d’une relation plus approfondie, créée à partir d’intérêts communs. Le passe-temps est, en quelque sorte, la frontière de l’implication psychologique, car chacun reste sur son propre terrain. On parle en son nom, on n’est pas encore dans le « nous », la communauté, l’activité commune. Pour le dire autrement, c’est la porte d’entrée vers des relations plus engagées, que ce soit le jeu psychologique ou l’intimité. Si l’on fait le lien avec les portes de la communication présentées par Paul Ware, on peut dire que le rituel est la porte d’entrée, et que le passe-temps et/ou l’activité sont les portes visées. Des accroches potentielles également pour l’un des 3 rôles du Triangle dramatique de Karpman.
Dans l’activité : la satisfaction du besoin de production, action, innovation, créativité
Dans ce mode relationnel, les personnes sont concentrées sur la production d’un résultat en vue d’un objectif déterminé. Elles travaillent ensemble. Cette activité est stimulante pour l’esprit, car elle stimule les neurones et la réflexion, la capacité de faire des liens entre plusieurs réalités. Par des avancées et des retours en arrière, on sollicite la pensée divergente au lieu de la pensée convergente pour trouver des options innovantes et résolutoires au problème soulevé. Le besoin de stimulation, de créativité et d’action lié au néocortex est ici plus sollicité.
Action, innovation, créativité, production, sont les maîtres mots de l’activité.
Action, innovation, créativité, production, sont les maîtres mots de l’activité.
Dans les jeux psychologiques : la satisfaction des besoins de sécurité, d’appartenance, de lien, de reconnaissance, de stimulation, d’action, de créativité…
Éric Berne dans Que dites-vous après avoir dit bonjour ?, nous rappelle que nous passons en moyenne 70% de notre temps relationnel à jouer à des jeux psychologiques, faute d’avoir fait un travail de conscience de ses processus relationnels automatiques. Pourquoi jouons-nous ? Par la nécessité de rejouer de manière inconsciente des situations traumatiques de notre passé pour chercher à les régler et à les dépasser, mais de manière aussi peu efficace que par le passé, puisque nous utilisons, pour ce faire, les méthodes apprises et intégrées avec le temps et la répétition, toujours aussi inefficaces que par le passé. Car comme le dit Einstein, avec tant de concision et de justesse : « Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience qui l'a engendré ».
Donc, les jeux psychologiques sont une manière exacerbée et concentrée de répondre aux besoins psychologiques énoncés plus haut : le besoin de se sentir vivant, d’exister à ses propres yeux et aux yeux des autres, d’appartenir à un groupe, de créer du lien, de se sentir concerné, de contribuer à la discussion…
Il permet également de conforter ses croyances sur soi, sur les autres et sur le monde ; il permet de confirmer son scénario de vie, le script écrit dans son enfance et sans cesse amendé et revisité, ainsi que son entrée préférentielle dans le triangle dramatique de Karpman, en Persécuteur, Sauveur ou Victime, et ses positions de vie sociale, psychologique et existentielle.
Le seul problème que pose le jeu psychologique, avec tous ces avantages, c’est qu’il est un remake de stratégies du passé erronées et inefficaces, fondé sur des croyances délétères qui baissent le niveau d’énergie vitale, et entraînent la personne dans le rejet, le ressentiment et la dépression. Mais comme le scénario de vie est fondé sur des décisions prises dans l’enfance, avec les moyens du bord limités par nécessité, il peut être redécidé à l’âge adulte, avec les nouvelles options que propose la vie dans son abondance et ses sources de créativité.
Donc, les jeux psychologiques sont une manière exacerbée et concentrée de répondre aux besoins psychologiques énoncés plus haut : le besoin de se sentir vivant, d’exister à ses propres yeux et aux yeux des autres, d’appartenir à un groupe, de créer du lien, de se sentir concerné, de contribuer à la discussion…
Il permet également de conforter ses croyances sur soi, sur les autres et sur le monde ; il permet de confirmer son scénario de vie, le script écrit dans son enfance et sans cesse amendé et revisité, ainsi que son entrée préférentielle dans le triangle dramatique de Karpman, en Persécuteur, Sauveur ou Victime, et ses positions de vie sociale, psychologique et existentielle.
Le seul problème que pose le jeu psychologique, avec tous ces avantages, c’est qu’il est un remake de stratégies du passé erronées et inefficaces, fondé sur des croyances délétères qui baissent le niveau d’énergie vitale, et entraînent la personne dans le rejet, le ressentiment et la dépression. Mais comme le scénario de vie est fondé sur des décisions prises dans l’enfance, avec les moyens du bord limités par nécessité, il peut être redécidé à l’âge adulte, avec les nouvelles options que propose la vie dans son abondance et ses sources de créativité.
L’intimité
L’intimité, le terme utilisé par Berne, peut se comprendre aussi comme un mode de structuration du temps qui favorise la confiance, le lien, et la relation authentique, que ce soit dans le monde du travail, dans des associations, ou en famille.
C’est un mode de structuration du temps privilégié, qui favorise la libre circulation de l’énergie entre les personnes, et qui nourrit l’ensemble des besoins de sécurité, d’appartenance, de reconnaissance, de respect, de justice, de réalisation de soi, d’action, de stimulation, de créativité…
Chacun se sent faire partie d’une communauté, se sent légitime d’être qui il est, accepté sans jugement et reconnu dans sa spécificité et sa singularité, en tant que sujet, à la fois semblable et différent des autres.
Nous entrons alors dans l’altérité, la coopération, l’interdépendance, l’ajustement d’imago secondaire. Alors, le taux d’énergie élevé du groupe permet de réaliser collectivement des choses qui seraient impossibles à réaliser pour chacun, individuellement.
C’est ce phénomène que nous rencontrons dans les chorales, les groupes de prière ou de méditation, les équipes sportives olympiques…
Cet état d’être, assez rare, génère chez tous les membres du groupe une exaltation et une joie réparatrice et féconde.
C’est un mode de structuration du temps privilégié, qui favorise la libre circulation de l’énergie entre les personnes, et qui nourrit l’ensemble des besoins de sécurité, d’appartenance, de reconnaissance, de respect, de justice, de réalisation de soi, d’action, de stimulation, de créativité…
Chacun se sent faire partie d’une communauté, se sent légitime d’être qui il est, accepté sans jugement et reconnu dans sa spécificité et sa singularité, en tant que sujet, à la fois semblable et différent des autres.
Nous entrons alors dans l’altérité, la coopération, l’interdépendance, l’ajustement d’imago secondaire. Alors, le taux d’énergie élevé du groupe permet de réaliser collectivement des choses qui seraient impossibles à réaliser pour chacun, individuellement.
C’est ce phénomène que nous rencontrons dans les chorales, les groupes de prière ou de méditation, les équipes sportives olympiques…
Cet état d’être, assez rare, génère chez tous les membres du groupe une exaltation et une joie réparatrice et féconde.
