Cet article est le dernier d’une série de trois autour du thème : « l’éloge de l’imperfection ».

Vous trouverez le premier volet de cette série : L’imperfection dans votre vie personnelle sur pierrecocheteux.com,  le second sur l’imperfection dans la vie professionnelle sur vaincre-les-risques-psychosociaux.fr et celui-ci sur le blog analysetransactionnelle.fr

Il participe à la 59éme édition du festival à la croisée des blogs, initiative du blog DéveloppementPersonnel.org. Ce mois-ci c’est Régis du blog Moment Présent qui propose de réfléchir sur le thème de l’imperfection. Vous trouverez ici l’article de lancement.

Troisième partie : théorie et réflexions autour de l’imperfection

Dans ce dernier volet de réflexion autour de l’éloge de l’imperfection, je vous propose de traiter le sujet sous l’angle de ma compréhension théorique de l’analyse transactionnelle et en particulier des concepts d’autonomie et de scénario de vie.

par Shkumbin

par Shkumbin

L’autonomie comme idéal

Berne et ses successeurs présentent l’autonomie comme un idéal de vie.

Il aborde l’autonomie comme la conquête de trois capacités :

  1. La conscience claire : c’est la capacité à utiliser ses sens pour comprendre le monde dans lequel on évolue.
  2. La spontanéité : c’est la capacité à choisir parmi un large éventail d’options de sentiments, de pensées et de comportements, donc d’avoir le choix de l’Etat du Moi adapté à la situation.
  3. La capacité d’intimité : c’est la capacité à établir une relation proche et confiante avec les autres, ou chacun accepte l’autre pour ce qu’il est. Donc être dans une relation du type OK/OK.

Enfin, les analystes transactionnels pensent que l’autonomie consiste également à se libérer des messages restrictifs du scénario de vie. Pour cela nous avons besoin d’avoir une zone de permission la plus large possible. Nous avons aussi besoin de sortir des « Drivers » qui agissent sur notre scénario comme des solutions illusoires.

Pour les analystes transactionnels c’est le scénario gagnant qui représente le mieux cette capacité d’autonomie.

Le scénario gagnant comme objectif de vie ?

Berne dans sa théorie du scénario de vie en propose trois manifestations :

  • Le scénario gagnant : c’est le scénario de la personne qui accomplit, de manière agréable, les buts qu’elle s’est assignée dans la vie. Cette personne obtient des autres des signes de reconnaissance positifs en quantité suffisante. Elle s’achemine vers une fin de vie plaisante et agréable.
  • Le scénario perdant : c’est le scénario de la personne qui marche en aveugle sur un chemin où elle se vit comme prédestinée. Elle avance vers sa propre destruction, ou sa propre autodestruction. Elle n’arrive pas à obtenir des signes de reconnaissance en quantité suffisante et elle s’achemine vers une fin de vie plutôt dramatique, déplaisante ou violente.
  • Le scénario banal ou hératique : cette personne là obtient des signes de reconnaissance positifs aussi bien que négatifs. Sa vie reste banale et rien ne lui permet de sortir de l’ordinaire. Cette personne n’est jamais vraiment satisfaite de sa vie, mais elle ne fait rien non plus pour en sortir. Elle subit sa vie et s’en satisfait.

Conclusion :

Il est intéressant de noter ici que ni Berne, ni ses successeurs ne proposent comme idéal de vie la perfection.

Il est intéressant de noter aussi que Berne propose l’autonomie et non l’indépendance comme idéal à poursuivre. Il comprend l’indépendance comme le fait d’être totalement indépendant vis-à-vis d’autrui, ce qu’il pense impossible et l’autonomie comme la capacité à gérer soi-même ses propres dépendances.

Le seul lieu théorique où il est question de perfection serait celui des drivers. Il en existe cinq : « Sois parfait », « sois fort », « fais des efforts », « dépêche toi » et «  fais plaisir ». Or justement, les drivers agissent comme des solutions illusoires pour sortir de l’emprise des injonctions scénariques qui nous empêchent d’être nous mêmes. Autrement dit, ils nous donnent l’illusion que nous serons bien à la condition que … nous soyons parfait, nous faisions plaisir, nous nous dépêchions, etc… ce qui en réalité épuise et ne résout rien.

Berne propose bien la capacité d’établir une relation proche et confiante avec les autres (capacité d’intimité), où chacun accepte l’autre pour ce qu’il est, comme faisant partie des trois capacités à reconquérir pour être autonome. Pour le dire autrement, il nous invite à nous sentir bien face aux autres, accueilli comme de bonnes personnes et ce sans condition.

Comment comprenez vous l’autonomie VS imperfection ? Partagez vos réflexions dans les commentaires ci-dessous.

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