1/ Le cadran

Il se présente comme un carré. À chaque angle un mot : Éthique / Proximité personnelle / La personnalité / Informations. Au centre le « I » qui symbolise l’intervention. En bas,

la Demande de la personne en difficulté d’où partent des pointillés signifiant que cette demande n’est pas toujours claire ni formulée.

Cadran

2/ Commentaires

– L’éthique

Nous avons tous une éthique personnelle en matière d’intervention. Celle-ci dépend de notre culture, de notre éducation, de notre expérience. Souvent elle se raccorde à une morale plus large, comme la morale chrétienne par exemple. Cette éthique est également connectée partiellement avec la loi du pays en vigueur mais ce n’est pas une nécessité.

Cette éthique va nous influencer pour notre intervention, sous la forme: « Est-ce bien de faire ceci ou cela ? » ou « Serais-je fier de moi, aurais-je une bonne image de moi si j’interviens de telle ou telle manière ?« .

Cette approche éthique peut être la reproduction pure et simple d’une éthique parentale ou avoir été « fabriquée » par la personne elle-même. Elle peut être prise en charge par l’Enfant en nous sous une forme d’adaptation à une morale, le but étant dans ce cas là d’être loyal à un groupe réel ou imaginaire.

– La proximité relationnelle

Nous sommes plus ou moins proches de la personne en difficulté : c’est un ami, un parent, une relation lointaine, un collègue, un client… Selon le niveau d’intimité notre intervention ne sera pas le même. En effet, nous sommes impliqués différemment, nous sommes engagés différemment selon cette proximité.

De ce fait, le « contrat relationnel » jouera un rôle important, contrat qui peut être plus ou moins imaginaire ou réel. Je peux en effet m’imaginer proche de quelqu’un et l’aider à ce titre et être réellement engagé comme dans le cas d’un client.

Les questions que je me pose dans ce cas sont : « Ais-je envie d’aider X ? » ou « Jusqu’où ais-je envie d’aller avec X ? ». L’enjeu est ici le maintien d’un tissu psychoaffectif avec l’environnement relationnel.

– La personnalité

Nous pouvons être motivés par diverses émotions quand nous avons affaire à quelqu’un en difficulté. Ce que vit la personne peut éveiller en nous un imaginaire douloureux, rappeler des souvenirs traumatiques ou complexes, nous pouvons nous identifier à la personne en difficulté et ne plus prendre de distance. C’est principalement la partie sensible en nous qui est alors effrayé comme face aux monstres de la nuit, aux ogres de notre enfance que représentent la mort, la souffrance, la solitude…

Les questions que je me pose alors sont : « Comment m’en sortir ?« ,  » « Comment quitter le drame ?« , « Comment ne plus voir l’horrible ?« … L’enjeu est de nous sauver nous mêmes.

À ce titre, les décisions anciennes face à des difficultés  similaires auront une grande importance.

Les expériences de réussite ou d’échec dans des situations proches coloreront la manière dont je serai tenté d’intervenir auprès de la personne en difficulté.

En Analyse transactionnelle cette partie se situe dans l’Enfant ou dans la partie sensible du Parent en nous.

– L’information

Selon la qualité et la quantité des informations dont nous disposons nous ne pouvons pas intervenir de la même manière. Ainsi, mon intervention sera plus ou moins précise ou appropriée si je connais les vrais problèmes qui se posent, les vraies capacités dont je dispose et les capacités de la personne en difficulté, les options disponibles…

Les questions qui se posent ici sont : « Qu’est-ce qui se passe ? Comment le vérifier ? Qu’est-ce qui est utile? » ou « Qu’est-ce que je sais de moi et de mes compétences et de mes limites dans cette situation ? », « Qu’est-ce que je sais des compétences et limites de l’autre dans cette situation ?« …

Ici l’enjeu est d’activer le regard objectif et la lucidité.

En Analyse transactionnelle ces compétences font appel à la zone Adulte de chacun de nous.

– La demande

La personne en difficulté peut ou pas faire de demande. Il se peut qu’elle ne soit pas capable physiquement ou psychiquement d’en faire une. Il se peut qu’elle ne veuille pas en faire une et soit programmée pour attendre que l’autre lui propose. Tout ceci va plus ou moins énergétiser positivement l’intervention. Bien sûr, les choses sont plus aisées si la personne en difficulté fait une demande claire. Nous sommes rarement dans ce cas idéal. Beaucoup d’entre nous ont appris à voiler les demandes, à les connoter négativement. Un des rôles de l’intervenant pourra être d’aider la personne en difficulté à verbaliser une demande claire. Quand cela ne sera pas possible, ce sont les quatre pôles qui se disputeront la priorité en matière d’intervention.

Ceci signifie par exemple, que moins j’aurai d’informations et plus ce sera ma personnalité, mon éthique ou ma relation à la personne aidée qui influenceront mon intervention.

3/ Conclusion

Quand nous envisageons d’intervenir auprès d’une personne en difficulté nous pouvons donc nous demander :

  • Quelle est mon éthique en matière d’assistance ?
  • Quelles sont les informations fiables dont je dispose ?
  • Dans quelle proportion je tiens à cette relation ?
  • En quoi cette situation a un écho dans mon histoire personnelle ?

Ces questions sont des tremplins pour un temps de méditation. Quand le temps presse ou qu’il y a urgence, chacun laissera ce qu’il est agir en lui et comprendra après. Selon comment nous sommes construits l’intervention aura été juste ou pas. Il s’agira alors d’en tirer des enseignements à postériori pour une future intervention.

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