Guy Corneau a écrit un nouveau livre sorti au printemps dernier « Revivre ! » (Les Éditions de l’Homme, 2011). Je ne l’ai pas lu mais j’ai assisté avec bonheur à l’une de ses soirées-conférence où, simplement et brillamment à la fois, il nous a fait part de la médecine qu’il a utilisée pour se guérir d’un cancer de dernier stade. En cela, il joint sa parole à celle de David Servan-Schreiber, et vous pourrez d’ailleurs lire le billet qu’il lui a dédié sur son blog. Retour au sens, à soi, à son corps, mémoire cellulaire et médecine énergétique, pour moi ces hommes sont, parmi tant d’autres, des pionniers courageux qui contribuent à changer profondément le regard que l’on porte sur soi, sur l’autre et sur le monde qui nous entoure, et ce dans les grandes largeurs.

Ce n’est donc pas un billet sur « Revivre ! » que je vous propose, mais sur son précédent ouvrage « Victime des autres, bourreau de soi-même » (R. Laffont, 2003). Le titre le laissait supposer… et effectivement Guy Corneau fait référence, sans surprise donc mais avec justesse, à l’analyse transactionnelle. Plus précisément, au chapitre 7 intitulé « Le jeu de la victime et du bourreau »,  il a recours aux concepts de positions de vie, et de jeux psychologiques (Triangle dramatique).

Si vous êtes intéressé(e)s par ces concepts, vous pourrez les découvrir ici dans une première présentation générale, avec quelques éléments simples pour éviter de rentrer dans le Triangle. Je ne vous en dis pas plus… à vous de jouer ! (enfin…)

Ah si, je retiens une excellente citation qu’il reprend d’Éric Berne sur une question qu’on me pose souvent : mais pour quoi jouons-nous ? Ici, j’aime répondre (sourire aux lèvres) : « pour occuper le temps« , si je sais que le concept de structuration du temps n’est pas étranger à mon interlocuteur ou « pour tenter de résoudre, enfin, des séquences relationnelles archaïques pendantes » si je suis sûr que la notion de scénario est connue.

Et voici ce que disait Éric Berne : « Un cloporte traverse mon bureau. Si je le retourne sur le dos, je peux le voir se démener âprement pour se remettre sur ses pattes. Pendant ce temps, il a un but dans la vie. Il est permis de l’imaginer racontant son histoire à la prochaine assemblée des cloportes. Pourtant, à sa fierté se mêle une certaine déception. Maintenant qu’il a réussi, la vie lui semble sans but. » Et Guy Corneau continue « il semble que l’intensité de vie que nous recherchons se trouve plus facilement dans les péripéties du malheur que dans celles du bonheur » (p. 214).

Bigre ! « Pour occuper le temps » c’était peut-être satisfaisant déjà comme réponse ! Bon, on peut aussi imaginer que le cloporte sait être sans autre but que de vivre le présent…

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