par Création CARAVEO

« Choix et conscience sont une seule et même chose » Jean-Paul Sartre.

D’après les présupposés de la Programmation Neuro-Linguistique, le choix vaut mieux que le non choix.

Et d’après le concept d’autonomie, cher à Éric Berne, notre capacité ou plutôt notre faculté à traverser les épreuves de notre vie en faisant des choix éclairés et en les assumant permet d’aboutir à une conscience claire, une spontanéité et une capacité d’autonomie qui permet d’être heureux.

Être conscient de ses choix est donc une étape importante pour chacun d’entre nous et en particulier pour ceux qui souhaitent s’acheminer paisiblement vers la fin de leur vie, en ayant la capacité d’atteindre les buts qu’ils se sont fixés. Ceux-là obtiendront un maximum de signes de reconnaissances positifs d’eux mêmes et des autres.

Quand la passivité s’en mêle

Il arrive pourtant souvent que nous oscillions entre deux attitudes qui semblent contradictoires pour ne pas choisir, ou pour éviter de devoir faire un choix : la passivité ou l’hyper-réactivité.

La passivité

Certains d’entre nous deviennent inactifs voire passifs dans des situations embarrassantes ou lorsqu’ils ont à faire un choix crucial pour l’avenir. Ils ont alors tendance à se reposer exclusivement sur les autres pour prendre ses décisions majeures dans leur vie.

Cette forme de passivité, que nous appelons « l’abstention » en l’analyse transactionnelle est un bon moyen de ne pas avancer, de ne pas avoir à choisir, de ne pas satisfaire un besoin pour résoudre un problème.

Mais être passif est un choix.

Il s’agit même, probablement du plus mauvais choix possible, puisque en définitive, cela revient à choisir de ne pas résoudre sa difficulté. Donc à rester coincé dedans.

L’hyper-réactivité

D’autres, au contraire peuvent consciemment ou non, choisir une autre voie : celle d’une très grande réactivité.

Face un stimulus, ils réagiront de manière spontanée et inconsciente, parfois avec une grande pertinence, mais parfois aussi en étant totalement en dehors du sujet ou à côté du but atteint.

La réactivité est souvent liée chez ces personnes à des réactions d’ordre émotionnel, donc automatique et prévisible, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la manipulation. En analyse transactionnelle, nous pourrions considérer l’hyper réactivité comme de l’agitation, qui est une autre forme de passivité.

Que faire alors ?

Pour sortir de la passivité et s’acheminer progressivement vers l’autonomie, il sera capital dans un premier temps de prendre conscience de notre mode de réactivité, face à un choix.

De manière générale, nous disposons de trois options :

  1. Faire notre choix en utilisant notre état du Moi Adulte, tout en ayant pris conscience de l’envie de notre Enfant et des besoins de notre Parent,
  2. Laisser couler et attendre que d’autres décident pour nous, c’est-à-dire être inactifs,
  3. Nous agiter, devenir hyper réactifs, et faire un choix en fonction de notre vécu émotionnel, c’est-à-dire avec notre état du Moi Enfant plutôt qu’avec notre Adulte.  Ce qui est également une forme de passivité.

Une fois la prise de conscience effectuée, il importe de reprendre le pouvoir en agissant plutôt qu’en subissant. C’est-à-dire en nous questionnant sur les avantages et les inconvénients de la situation, en réfléchissant à ce que nous voulons ou ne voulons pas, en nous questionnant sur ce qui est bon pour nous ou qui ne le serait pas… en remettant notre état du Moi Adulte aux commandes.

Je vous invite à partager avec moi dans les commentaires ci-dessous vos difficultés en matière de choix.

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