Le thème du forum est essentiel : « AT et autres approches : intégration ou désintégration ». Si l’intitulé semble enfermer le débat dans une seule alternative – l’intégration ou la désintégration excluant la recherche d’une éventuelle troisième voie – tel n’est pas le cas de la conclusion de la lettre d’appel de Jean Maquet et Jean-Pierre Quazza : une invitation à la déconstruction/reconstruction de l’AT.

On peut bien sûr regretter que sur un tel sujet, seuls des analystes transactionnels se soient exprimés (même s’ils sont formés à d’autres pratiques, ils écrivent en tant que CTA, PTSTA ou TSTA), et j’aurais aimé avoir un point de vue extérieur. Mais nous sommes dans le cadre des AAT, et il est bon aussi d’avoir un espace de débat interne.


Au demeurant, les réponses sont unanimes : l’Analyse transactionnelle est, comme elle a toujours été, une théorie ouverte. C’est donc parti pour la déconstruction, phase 1…

J’ai moi-même été déstabilisé en tant que « jeune formé » en découvrant que ce que je venais d’apprendre n’était peut-être pas aussi « scientifique » que prétendu. Mais finalement est-ce étonnant ? L’AT, comme les autres théories, n’est pas une science exacte (mais en existe-t-il ?), elle ne détient pas la Vérité (laquelle ? Probablement que s’il en existe une, c’est le chemin lui-même…). Je me risque aussi à la métaphore ? J’aime le côté « marche à pied » de l’AT, une succession perpétuelle de déséquilibres…


Sur le fond, il me semble en réalité que poser la question c’est y répondre. Plusieurs auteurs ont rappelé que l’AT n’est pas née de nulle part, qu’elle s’est (et continue de) inspirée d’autres courants. L’Analyse transactionnelle est par nature évolutive, c’est un signe de prospérité.

Du coup, il n’est pas étonnant qu’elle soit néanmoins posée. J’y retrouve, pour ma part, les postures classiques, inhérentes à tous groupes, des anciens et des nouveaux, le dipôle récurrent des « conservateurs » et des « progressistes« . Et il est normal que les premiers interrogent les seconds… C’est essentiel. Que Stephen Karpman s’inquiète – mais l’on se souvient aussi de l’échange entre Claude Steiner et Michele Novellino – de l’évolution de l’AT et c’est à nous de nous interroger sur ce que nous en faisons.

Ce souci de cohérence de la théorie est justifié. Ceci étant, il me semble fondamental de ne pas perdre de vue l’objectif : le bénéfice pour le client. La question : « comment va la théorie ? » n’est pas, à mon sens, exclusive de celle-ci : « que puis-je faire pour mon client ? » C’est celle de la capacité ou non du praticien à apporter le concours attendu par le client. Dusse-t-il avoir recours à l’AT ou à une autre théorie.

En effet, toutes ces théories sont relativement récentes – une cinquantaine d’années – et que de chemin parcouru… Gageons qu’il nous faudra moins de temps pour assister (construire?) une théorie globale de la relation d’aide.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

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