Éric BerneJusqu’à présent, quand on utilise l’analyse transactionnelle dans le cadre de sa pratique professionnelle on est et l’on demeure psychothérapeute, coach, formateur, éducateur, etc. même si l’on est certifié ou superviseur. Et il est vrai que bien souvent l’intervenant a plus d’une corde à son arc, qu’il fait appel aussi bien à l’AT, qu’à la PCM, la gestalt ou le MBTI.

Néanmoins, la pratique de l’AT a des spécificités : elle exige par exemple une formation longue si l’on ambitionne d’être certifié (entre 5 et 10 ans selon le champ d’application et son parcours personnel), elle s’est beaucoup enrichie ces dernières années de la vision d’autres cadres de référence (cf, Les orientations récentes de l’analyse transactionnelle, J. Grégoire), de telle sorte qu’utiliser l’AT peut être considéré comme Une pratique en soi.

Alors pourquoi ne pas créer un titre d’analyste transactionnel ? « Vous faites quoi ? » « Je suis analyste transactionnel dans le champ organisation, éducation, etc« .

Cette option est d’autant plus d’actualité que, concernant le champ psychothérapeutique, le législateur encadre aujourd’hui strictement (mais non sérieusement) la profession de psychothérapeute avec le paradoxe suivant : une majorité d’étudiants d’écoles de formation à la psychothérapie ne pourront pas devenir psychothérapeutes. Nombreux sont ceux qui se retrouvent ainsi interdits d’exercer parce qu’ils ne peuvent légalement porter le titre de psychothérapeute… alors ? Une option créative a été proposée : créer un nouveau nom d’exercice, psychopraticien, coach de vie, et… analyste transactionnel ?

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2014 © VRPS Consulting, par Pierre Cocheteux

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